Radio NGPO

  • Accueil
  • Programmes
  • Équipe
  • Contact
  • Partenariats & Sponsoring
  • …  
    • Accueil
    • Programmes
    • Équipe
    • Contact
    • Partenariats & Sponsoring

Radio NGPO

  • Accueil
  • Programmes
  • Équipe
  • Contact
  • Partenariats & Sponsoring
  • …  
    • Accueil
    • Programmes
    • Équipe
    • Contact
    • Partenariats & Sponsoring

Béla Kéler, le compositeur slovaque que tout le monde connaît

Le compositeur et chef d'orchestre du 19ème siècle Béla Kéler était très célèbre en Europe de son vivant. Parmi ses immenses oeuvres, une de ses czardas est connue dans le monde entier, mais à laquelle on ne donne jamais son nom. Depuis longtemps, ses notes résonnent sous le nom de Johannes Brahms et Vittorio Monti...mais aussi Lady Gaga. Hier soir, à l'ambassade de Slovaquie, la musique de Béla Kéler a résonné près de 150 ans après la venue du maître. Nous y étions.

Section image

Dans les salons de l'Ambassade de Slovaquie, Béla Kéler résonne 150 ans après sa venue à Paris grâce au duo de chambre tchécoslovaque (Photo : Dominika Karabová / Institut Slovaque de Paris)

Hier soir, dans le salon de l'Ambassade de Slovaquie, un maître de la musique du 19ème siècle faisait son retour à Paris grâce au violoniste tchèque Pavel Burdych et la pianiste slovaque Zuzana Berešová : Béla Kéler. Au programme, sept oeuvres : Ouverture française, op. 111, Valse de la saison des bains de Bardejov, op. 101, Entre Paris et Wiesbaden, op. 71, Ouverture de Rákóczi, op. 76, Gouttes de Tokaji, op. 54, Je pense à toi, op. 83 et Souvenir de Bardejov, op. 31, des oeuvres qui nous emmènent en voyage à travers l'Europe du 19ème siècle, continent que Béla Kéler connaissait bien à travers ses nombreux concerts, de la Hongrie au Royaume-Uni en passant par la France. ce concert, organisé par l'Institut slovaque de Paris, en collaboration avec l'Ambassade de la République slovaque en France dans le cadre du programme de la présidence slovaque du Groupe de Visegrad et avec le soutien financier public du Conseil des arts de Slovaquie, a comblé le public venu nombreux parmi lequel était présent S.E. M. Jaroslav Kurfürst, ambassadeur de la République Tchèque en France. Dès les premières notes de ce concert, on est emporté jusqu'à la surprise de celles et ceux qui ignoraient que Béla Kéler avait plus qu'inspirer les grands compositeurs.

Un duo pas comme les autres

Au piano, Zuzana Berešová, et au violon, Pavol Burdych, forment un couple musical de renommée internationale qui se consacre principalement à l'interprétation et à la promotion de la musique tchèque et slovaque des 19ème, 20ème et 21ème siècles, sans oublier les oeuvres moins connues. Depuis 2004, ils forment le Duo de chambre tchécoslovaque et jouent sur les cinq continents. La musique de Béla Kéler a une place prédominante dans leur répertoire, Pavol Burdych devenant un spécialiste du maître.

Section image

S.E. M. Ján Šoth, ambassadeur de la République Slovaque, la pianiste Zuzana Berešová, le violoniste Pavel Burdych et Jana Kňažková, directrice de l'Institut Slovaque de Paris... et une future pianiste Photo : Dominika Karabová / Institut Slovaque de Paris)

Béla Keler

Béla Kéler, un nom très connu dans le Paris du 19ème siècle, complètement oublié au 20ème, et qui renaît dans notre 21ème siècle. Voilà l'histoire de cet artiste né le 13 février 1820, au 41 de la place de l'Hôtel de Ville, à Bardejov, à l'est de l'actuelle Slovaquie, et décédé le 20 novembre 1882, à Wiesbaden, en Allemagne. Immense compositeur et chef d'orchestre, il a parcouru l'Europe et joué sur toutes les scènes à Vienne, Berlin, Hambourg, Dresde, Wroclaw, Cologne, Budapest, Debrecen, Belgrade, Sibiu, Portogruaro, Valvasone, Brasov, Wiesbaden, Londres, Manchester...

Section image

Béla Kéler (DP)

En France, pays qu'il visita à deux reprises, on se souvient de lui pour avoir dirigé, lors de l'Exposition Universelle de Paris de 1878, une série de 30 concerts dans l'Orangerie des Tuileries, à la lumière électrique. Ces concerts parisiens lui apportèrent un important succès, un nouveau public et de nouveaux éditeurs de musique intéressés par ses compositions. Il faut dire que celles-ci ne laissent pas de marbre...

Souvenir de Bardejov, de Brahms à Lady Gaga

Parmi ses immenses oeuvres, une czardas connue dans le monde entier, mais à laquelle on ne donne jamais son nom : Souvenir de Bardejov, une partition composée en 1858.

Souvenir de Bardejov (par le duo de chambre tchécoslovaque)

Inutile de dire que la musique de Souvenir de Bardejov ne laisse pas insensible, rappelant beaucoup les Danses Hongroises n°5 de Johannes Brahms et l'incontournable Czadars de Monti, qui valut à ce dernier ses lettres de noblesse. Ayant remarquer que son oeuvre était attribuée à Johannes Brahms (qui disait qu'il avait arrangé une musique du folklore hongrois), remis les choses au clair dans une lettre ouverte publiée en août 1879 à Hambourg, dans le journal Die Epoche :
« J'ai constaté avec surprise que, chaque fois que j'interprète ma danse hongroise « Souvenir de Bardejov », une question se pose quant à la présence de mon nom sous la partition, car on présume généralement que le compositeur de cette danse est Johannes Brahms. Afin de dissiper cette idée fausse, largement répandue dans le monde musical, et afin de protéger mes droits d'auteur, je me vois contraint de déclarer que j'ai composé cette danse hongroise en 1858 et que je l'ai également créée à cette époque à Debrecen. La même année, la danse a été publiée comme ma composition pour piano, opus 31, par la maison d'édition musicale Ròzsavölgyi & Co. Vers le début de 1870, soit environ douze ans plus tard, M. Brahms a arrangé dix danses hongroises différentes, dont la n° 5, également ma danse susmentionnée, pour piano à quatre mains. Bien que les éloges reçus par M. Brahms pour ses arrangements de ces danses hongroises soient reconnus depuis longtemps dans le monde musical, et que je sois, quant à moi, « En tant que Hongrois, appréciez-les et chérissez-les d’autant plus ; il faut aussi penser au compositeur des mélodies originales, selon le vieux proverbe latin : « Que justice soit faite, même si le monde périt. Béla Kéler, Hambourg, août 1879 » (Die Epoche, 1879)

Section image

Aujourd'hui, ses notes se retrouvent dans Alejandro de Lady Gaga. Intemporel.

Béla Kéler, un compositeur à (re)découvrir absolument pour qu'il retrouve la place qu'on lui avait donné de son vivant : au sommet.

Pour plus d'informations sur Béla Kéler :

https://www.belakeler.eu/

Jérôme Decourcelles

Billet précédent
Le lycée Paul Langevin de Suresnes en distanciel
Billet suivant
Un ancien président à l'honneur du Czech-In Film Festival
 Revenir au site
Utilisation des cookies
Nous utilisons des cookies pour améliorer l'expérience de navigation, la sécurité et la collecte de données. En acceptant, vous consentez à l'utilisation de cookies à des fins publicitaires et d'analyse. Vous pouvez modifier vos paramètres de cookies à tout moment. En savoir plus
Accepter tout
Paramètres
Refuser Tout
Paramètres des Cookies
Ces cookies sont destinés pour des fonctionnalités de base telles que la sécurité, la gestion du réseau et l'accessibilité. Ces cookies ne peuvent pas être désactivés.
Ces cookies nous aident à mieux comprendre comment les visiteurs interagissent avec notre site web et nous aident à découvrir les erreurs de navigation.
Ces cookies permettent au site web de se souvenir des choix que vous avez faits afin de fournir une fonctionnalité et une personnalisation améliorées.
Enregistrer