Ce samedi 26 septembre s'est tenue la Journée européenne des langues au sein du Goethe-Institut, dans le XVIe arrondissement de Paris.
Comme chaque année depuis 2001, la Journée européenne des langues s'est déroulée un peu partout en Europe. L'occasion pour plus de 700 millions d'Européens de découvrir la diversité linguistique du continent. À Paris, c'est le Goethe-Institut qui accueillait l'évènement.

La Journée européenne des langues au Goethe-Institut (photo : Benjamin Volant)
Au programme, de nombreux ateliers pour partir à la découverte des langues européennes et les pratiquer. Parmi celles proposées, le croate, le polonais, le slovaque ou bien encore le portugais étaient à l'honneur. Une découverte qui se voulait aussi ludique grâce à la tenue de plusieurs ateliers participatifs tout au long de l'après-midi.
Un festival européen pour tous
Pour promouvoir ses ateliers, le Goethe-Institut s'est adressé aux plus grands nombres. Loin d'être réservés aux enfants, nombre d'entre eux ont pu permettre aux adultes de se lancer eux aussi à la découverte des langues.
« L'idée derrière cette initiative était de réunir du monde autour de la variété des langues qui existent en Europe », explique Katharina Hey, directrice de l'institut. « Nous avons ainsi appelé d'autres instituts pour qu'ils puissent participer. Pour eux, c'était aussi une occasion simple et gratuite d'exposer leur langue », explique-t-elle ensuite.
Valoriser l'Europe et sa culture
Plus qu'une simple succession d'activités, l'évènement est surtout un bon moyen de transmettre une certaine idée de l'Europe. Un message d'autant plus important que l'idée d'Union européenne est aujourd'hui fragilisée.
« L'objectif de cette journée est avant tout de montrer toutes les richesse culturelle que l'on a en Europe, ce qui n'est pas toujours très visible : les occasions de les découvrir se font souvent rares », précise Sarah Foezon, directrice de la bibliothèque du Goethe-Institut.
D'ailleurs, parmi les langues présentées, il s'en trouve une qui pourrait paraître surprenante, surtout en France, mais qui a pourtant attiré de nombreux curieux : le gaélique.
« L'aspect ludique plaît beaucoup. On dit que souvent ça plaît aux enfants mais en réalité, cela plaît à tout le monde », indique Katharina Hey.
La preuve autour des tables, où parents et enfants s'essayent à reproduire les caractères de l'alphabet gaélique.

Découverte d'une langue européenne (photos : Goethe-Institut)
Et parce que la langue passe aussi par la musique, plusieurs activités ont aussi été consacrées au quatrième art. Au détour d'un couloir, quelques notes de piano s'échappent. Mozart ou Strauss, dont les notes viennent se mêler aux voix d'un karaoké multilingue organisé à l'étage. De quoi conclure une journée linguistiquement et culturellement forte, ou, comme le résume parfaitement Katharina Hey : « Inutile de sortir de Paris pour découvrir de nombreuses cultures européennes différentes. »
Benjamin Volant

Un poème à emporter en petit cadeau ? (photo : Benjamin Volant)
